Poivert

Michel Poivert

Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Michel Poivert dirige l’Unité de formation et de recherche Histoire de l’art et Archéologie. Président de la Société française de photographie membre de la rédaction de La Revue de l’Art et de la revue Études photographiques. Il a notamment publié Patrick Tosani (Flammarion, 2011), La photographie contemporaine (Flammarion en 2002 et 2010), L’image au service de la révolution (Le Point du Jour Éditeurs, 2006). Il a codirigé avec André Gunthert L’Art de la photographie, des origines à nos jours (Citadelles et Mazenod, 2007).

Publications
La Dérivée mexicaine

La Dérivée mexicaine

Yves Trémorin / Michel Poivert

Yves Trémorin, au cours d’une résidence d’artiste de plusieurs mois au Mexique, s’est donné pour objectif de rendre compte de ce qui caractérise ce pays tant d’un point de vue culturel, historique que mythologique. Avec ses moyens d’artistes, il rapporte du voyage mexicain un fascinant ensemble d’images tel un ethnologue d’un genre un peu particulier. Son habitude d’extraire par la photographie un objet ou un portrait, de constituer, en quelque sorte, une collection servant l’étude qu’il s’est fixée, prend ici tout son sens. Isolant comme à l’accoutumée ses sujets, ici sur un fond souvent noir, il joue sur la position de l’explorateur occidental partant dans un pays lointain pour en ramener au gré de ses dérives, objets et images qui deviendront comme les reliques muséales nécessaires à la compréhension d’une civilisation aux codes différents des nôtres. Le jeu est d’autant plus fort qu’au regard de ces photographies, se dresse effectivement un véritable portrait du Mexique. Celui-ci se constitue à travers la spécificité des corps de ses habitants et des représentations de figures symboliques qu’il retrouve dans ses images d’animaux ou d’objets et qu’il transpose dans le champ de l’art contemporain. Nus ou portraits à la gestuelle inhabituelle semblent se référer au seul domaine de la performance alors qu’ils reprennent un langage des signes explicitement lié à des représentations enfouies dans la mythologie collective. Une photographie époustouflante d’un chien noir peut se référer à la figure du Ahuitzotl, un dos tatoué au Quetzalcóatl — le célèbre serpent à plumes —, un crapaud photographié frontalement au fond d’une grotte à la déesse Tlaltecuhtli, un lapin stylisé sur un objet d’un kitsch assumé au jour du lapin Tochtli et à sa protectrice Mayahuel, déesse de l’agave et de la fertilité. Les images mexicaines d’Yves Trémorin évitent tout effet photographique pour se concentrer sur (et concentrer) le sujet.

Ce qui est montré n’est jamais anodin, jamais fortuit : plusieurs strates de lecture sont à découvrir derrière la simplicité apparente des images qui pourraient, au premier regard, être considérées comme un catalogue factuel de personnes, d’animaux ou d’objets plus ou moins exotiques. Outre les références à une culture aux mythologies anciennes, au rapport particulier d’un peuple avec la mort, aux jeux de langages, le travail mexicain de Trémorin n’oublie pas que ce pays a accueilli de grands artistes. Et à travers ces images, se retrouvent aussi d’autres mythologies, plus photographiques celles-ci, que sont devenus les chefs-d’œuvre réalisés par un Edward Weston ou un Manuel Alvarez Bravo.

La Dérivée mexicaine

22 x 28 cm, 144 pages, couverture reliée plein papier, 80 reproductions en quadrichromie
isbn 978-2-919507-03-0

ISBN : 978-2-919507-03-0


La Montagne

La Montagne

Christophe Bourguedieu / Michel Poivert

D’entrée, la forme de la ville s’impose : la montagne du titre est bien là, en arrière-plan, les forêts aussi, et des rues, des maisons, un viaduc. Des personnages apparaissent. Fait inhabituel chez l’auteur, ils sont actifs et saisis dans un moment particulier de leur vie, avec pour décors des équipements collectifs d’une émouvante laideur ou les forêts qui encerclent la ville. L’articulation des photographies, par « phrases » rythmées, dévoile progressivement une autre lecture du récit : dès l’ouverture, la rue qui mène à l’usine Michelin et à ses cheminées fumant sous un ciel orangé apparaît comme le théâtre d’une tragédie provinciale, les colonnes ainsi figurées annonçant le bois enchanté dans lequel veille un chien blanc. Des passions étouffées s’agitent. Un homme tire au pistolet, une jeune femme détourne la tête, des rugbymen épuisés s’effondrent sur le terrain comme des chevaliers vaincus.

La Montagne nous montre comment l’univers de Christophe Bourguedieu s’adapte pour décrire nos contemporains, le mélange des temps, la présence des « gens », et s’engage sans hésiter dans un prosaïsme réenchanté.

« Aux États-Unis (Éden), en Finlande (Tavastia) ou bien encore en Australie (Les Passagers), Christophe Bourguedieu travaille depuis longtemps à saisir par les corps, les regards, les chemins et les architectures, le sentiment d’un monde contemporain occidental. Ce que l’artiste perçoit est le réservoir des humains. Des lieux où une communauté maintient dans un transparent secret l’héritage démocratique. Pour une fois en France, il nous livre avec La Montagne une ballade – genre réservé à la musique, mais dont je vois ici un équivalent –, une ballade photographique donc, pour se plonger dans l’espace de la collectivité. » (Extrait du texte de Michel Poivert).

Confiée à Guillaume Pavageau, le graphiste du livre James Gray, la conception de La Montagne joue sur des contrastes de matières et fait directement écho aux images en conciliant le trivial et le raffiné. Par ailleurs, le choix d’une typographie unique, à la dénomination évocatrice – Univers – contribue également à apporter à cet objet d’édition une connotation technique, particulièrement adaptée au propos de l’artiste.

La Montagne

28 x 23 cm à l’italienne, 64 pages, couverture reliée plein imitline imprimée en quadrichromie, 26 reproductions en quadrichromie.
isbn 978-2-919507-08-5

ISBN : 978-2-919507-08-5


La taille de ce vent est un triangle dans l'eau

La taille de ce vent est un triangle dans l’eau

Manuela Marques / Michel Poivert / Sérgio Mah

La taille de ce vent est un triangle dans l’eau est une monographie qui réunit les travaux récents de Manuela Marques. Les photographies de ce livre n’obéissent à aucun mouvement thématique, chronologique ou narratif, mais expérimentent des relations, des déplacements, et rapprochements entre les images. À travers un vaste éventail de sujets : arbres, pierres, mains, gestes... Manuela Marques tend à mettre en doute ce que, nous, spectateur, percevons d’une réalité.

La taille de ce vent est un triangle dans l’eau

22 x 28 cm, 144 pages, 70 reproductions en quadrichromie, couverture reliée plein imitline + marquage, Français / English
isbn 978-2-919507-24-5

ISBN : 978-2-919507-24-5


Les arpenteurs

Les arpenteurs

Anne Favret / Patrick Manez / Michel Poivert

Depuis 1989, le paysage constitue un des éléments importants des préoccupations d’Anne Favret et Patrick Manez, le paysage comme la trace visible d’un monde en perpétuel renouvellement.
Cela faisait longtemps qu’ils cherchaient à travailler autour de l’idée d’utopie. La rencontre avec le plateau de Calern, paysage calcaire modelé de manière spectaculaire par les dolines sur lesquelles sont dispersées les différentes infrastructures de l’Observatoire astronomique, a permis de mettre en œuvre cette idée.
Ainsi, Anne Favret et Patrick Manez se sont immergés, semaine après semaine, dans la vie de l’observatoire, échangeant avec l’ensemble des équipes, accompagnant les événements du site, travaillant au rythme des saisons sur les différentes activités de Calern pour constituer un ensemble de prises de vues où se mêlent portraits, paysages, nature morte, photographies nocturnes.

Les arpenteurs

28 x 24 cm, 80 pages, 50 reproductions en quadrichromie, couverture reliée plein papier
isbn 978-2919507-28-3

ISBN : 978-2919507-28-3


Le silence des sirènes

Le silence des sirènes

Sandra Rocha / Michel Poivert

« Le livre de Sandra Rocha semble respirer ainsi, la défaite de la séduction résulte d’une crise des images que traduisent d’emblée les paysages artificiels des papiers peints. S’ouvre alors le monde d’après, celui des images qui parlent du désir sans séduire. Les artistes femmes ont ce génie de l’intériorité, de l’expérience fondamentale de se sentir un corps intérieur et de pouvoir exprimer ce monde. Il sera donc ici question de liquide, de flottement et d’illusion, ce livre est un bain nocturne duquel résonne le chant empêché des sirènes. » Michel Poivert

Le silence des sirènes

24 x 32 cm, 64 pages, 37 reproductions en quadrichromie, couverture brochée avec piqûre singer
ISBN 9782919507559

ISBN : 9782919507559


Du vent, du ciel et de la mer

Du vent, du ciel et de la mer

Jacqueline Salmon / Michel Poivert

En 1785, Alexander Cozens publie une méthode permettant non pas d’imiter la nature mais de l’imaginer. Il détermine 23 ciels que Constable recopiera soigneusement avant de lire la publication de Luke Howard proposant une nomenclature des nuages et de se passionner pour une « histoire naturelle des cieux ».
Du vent, du ciel et de la mer de Jacqueline Salmon peut s’envisager comme une histoire naturelle revisitée, entremêlée d’histoire de l’art et de créations photographiques.
Ses recherches mettent en évidence la poésie qui se dégage d’une porosité entre art et sciences. Elles viennent en écho à la collection du musée du Havre, riche en œuvres d’Eugène Boudin, aux codes météorologiques et à la lumière de la Manche.
L’ouvrage prend la forme d’un registre foisonnant, mêlant iconographie de diverses sources, empruntée et choisie par l’artiste, à ses propres créations. Michel Poivert livre en contrepoint à cette oeuvre, un texte en forme de fausses notes, jouant de son côté de cet imaginaire scientifique caractéristique à ce livre.

Du vent, du ciel et de la mer

18 x 29 cm, 208 pages, 355 reproductions en quadrichromie et 90 en noir, couverture demi-toilée

> en partenariat avec le Muma (Le Havre)
ISBN 978-2919507-62-7

RUPTURE DE STOCK

ISBN : 978-2919507-62-7

Catalogue